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De quoi parle-t-on exactement

Un logiciel de gestion interne de cabinet comptable ne produit aucune écriture et ne télétransmet aucune déclaration. Il répond à trois questions que votre logiciel de production ne traite pas : qui travaille sur quel dossier, où en est chaque obligation, et qui est en surcharge cette semaine.

C'est une catégorie récente et mal nommée. On croise aussi « gestion de production », « pilotage de cabinet » ou « suivi de portefeuille ». Derrière ces termes, le même besoin : remplacer un fichier de suivi partagé et la mémoire des collaborateurs par un système qui prévient au lieu d'attendre qu'on le consulte.

Ce que ce n'est pas

Ce n'est pas un logiciel de production. Pennylane, Cegid, MEG, ACD ou Sage tiennent la comptabilité. Un outil de gestion interne se place à côté et ne cherche pas à les remplacer. Si un éditeur vous propose les deux, vérifiez lequel des deux il fait bien.

Ce n'est pas une GED. La collecte et le classement des pièces relèvent d'outils dédiés. Un logiciel de gestion interne suit le fait que la pièce a été demandée et reçue, pas le fichier lui-même.

Ce n'est pas un outil de gestion de projet. Trello, Asana ou Monday savent gérer des tâches, mais ils ignorent ce qu'est un exercice fiscal, un régime de TVA ou une diligence LAB. Vous passerez des semaines à reconstruire cette logique, et elle sera fausse dès la première particularité.

Trois familles d'outils, trois rôles.

La confusion entre ces colonnes est la première cause de mauvais achat.

QuestionTableur partagéLogiciel de productionGestion interne
Tenir la comptabilitéNonOuiNon
Générer les échéances d'un dossierManuelPartielAutomatique
Prévenir avant une dateNonRarementOui
Voir la charge par collaborateurNonNonOui
Suivre les diligences déontologiquesManuelNonOui
Travailler à plusieurs sans se marcher dessusDifficileOuiOui
Conserver l'historique des actionsNonOuiOui

Le bon moment

Quand un cabinet s'équipe vraiment.

Trop tôt, l'outil est une contrainte pour rien. Trop tard, la migration se fait dans l'urgence, souvent en pleine période fiscale.

  • Au-delà d'une soixantaine de dossiers actifsEn dessous, un tableur bien tenu fait le travail sans rien coûter.
  • Dès que trois personnes doivent écrire dans le suiviC'est le seuil à partir duquel un fichier partagé commence à mentir.
  • Après un incidentUne échéance rattrapée de justesse, un contrôle passé dans l'urgence, un départ mal géré.
  • Avant un recrutement, pas aprèsIntégrer quelqu'un dans une organisation formalisée prend un jour. Dans une organisation orale, des semaines.

Les huit critères qui comptent.

Dans l'ordre où ils vous coûteront cher si vous les négligez.

01
Les échéances fiscales françaises sont-elles intégrées ?

C'est le critère qui sépare un outil métier d'un outil générique repeint. Demandez à voir la création d'un dossier avec un régime de TVA donné, et vérifiez que les tâches apparaissent avec les bonnes dates sans qu'on les saisisse.

02
Les diligences déontologiques sont-elles couvertes ?

Questionnaire LAB, bénéficiaire effectif, évaluation du risque. Un éditeur qui ne sait pas ce que sont ces trois lignes n'a pas conçu son produit pour votre profession.

03
Peut-on voir la charge réelle de chaque collaborateur ?

Beaucoup d'outils affichent un nombre de tâches. Ce qui vous intéresse, c'est la charge en heures comparée à une capacité, absences déduites. Sans cela, vous ne saurez pas qui est en train de couler.

04
Qui voit quoi ?

Un collaborateur doit voir ses dossiers, pas tout le portefeuille. Vérifiez que les droits se règlent par dossier et pas seulement par profil global, et demandez ce qui se passe quand quelqu'un quitte le cabinet.

05
Les données sont-elles hébergées dans l’Union européenne ?

Vous traitez des données de vos clients, pas seulement les vôtres. Demandez où sont les serveurs, qui sont les sous-traitants, et si un DPA est fourni sans avoir à le réclamer.

06
Quel est le coût réel à trois ans ?

Regardez la base de facturation : par utilisateur ou par dossier. Une tarification au siège pénalise le recrutement ; une tarification au dossier pénalise la croissance du portefeuille. Aucune n'est meilleure dans l'absolu, mais l'une des deux correspond mieux à votre trajectoire.

07
Combien de temps pour rendre un collaborateur opérationnel ?

Un outil que l'équipe n'utilise pas ne sert à rien, quelles que soient ses fonctionnalités. Faites tester l'écran quotidien à un collaborateur pendant la démo, pas seulement au dirigeant.

08
Comment récupérer vos données si vous partez ?

Posez la question avant de signer, pas après. Un éditeur qui n'a pas de réponse claire sur l'export vous dit quelque chose d'important sur la suite de la relation.

Six questions à poser en démonstration.

Une démonstration bien menée se juge autant aux réponses gênantes qu'aux belles fonctionnalités.

Pouvez-vous créer devant moi un dossier qui ressemble aux miens, avec mon régime de TVA ?

Que se passe-t-il exactement le jour où une échéance approche ? Qui est prévenu, et comment ?

Montrez-moi l'écran que verra mon collaborateur lundi matin.

Comment se passe la reprise de mon fichier de suivi actuel, et qui la fait ?

Qu'est-ce qui ne marche pas encore, ou pas bien, dans votre produit aujourd'hui ?

Combien de cabinets vous utilisent réellement, et depuis combien de temps ?

La dernière question est la plus révélatrice. Un éditeur incapable de nommer ce qui ne fonctionne pas encore chez lui vous cache quelque chose, ou ne connaît pas son propre produit.

Les pièges classiques

  • Choisir sur la liste de fonctionnalités plutôt que sur l'écran du quotidien
  • Faire la démonstration sans aucun collaborateur dans la pièce
  • Démarrer en pleine période fiscale
  • Vouloir tout paramétrer avant d'avoir utilisé l'outil un mois
  • Garder le tableur « en parallèle, au cas où », ce qui garantit que rien ne sera à jour

Ce qui fait réussir un démarrage

  • Reprendre le portefeuille existant plutôt que de ressaisir
  • Commencer par une seule chose : les échéances, ou la charge d'équipe
  • Fixer une date d'arrêt du tableur, et s'y tenir
  • Désigner une personne référente dans le cabinet
  • Accepter que le premier mois serve à ajuster

Et Kabineo dans tout ça

Kabineo est un logiciel de gestion interne pour cabinets comptables, conçu par un expert-comptable en exercice qui l'utilise dans son propre cabinet. Il ne fait ni production comptable, ni GED, ni paie.

Les critères de ce guide sont ceux que nous appliquons à notre propre produit, y compris ceux sur lesquels nous avons encore du travail. Si vous les passez en revue et que la réponse vous mène vers un autre outil, vous aurez quand même gagné à les poser.

Voir ce que couvre Kabineo ou consulter le tarif.

Prêt à structurer votre suivi interne ?

On vous montre Kabineo, puis on vous accompagne sur la mise en place.

  • Migration depuis Excel accompagnée pas à pas
  • Données hébergées en France, isolation par cabinet
  • Équipe opérationnelle en moins d'une journée
  • Accompagnement sur-mesure