La lettre de mission est le contrat écrit que l’expert-comptable passe avec chaque client. L’article 151 du code de déontologie de la profession (décret n° 2012-432 du 30 mars 2012) impose « un contrat écrit définissant leur mission et précisant les droits et obligations de chacune des parties ». Elle décrit la mission et ses limites, répartit les tâches entre le cabinet et le client, fixe les honoraires et la durée, et renvoie à des conditions générales qui diffèrent selon que le client est un professionnel ou un consommateur.

Ce guide s’adresse au cabinet qui rédige et fait signer ses lettres. Il reprend les textes applicables (code de déontologie, normes de l’Ordre, Code de la consommation, Code civil) et la partie que les modèles ne traitent pas : garder des lettres exactes sur plusieurs centaines de dossiers qui changent chaque année.

La lettre de mission, une obligation du code de déontologie

L’article 151 du décret du 30 mars 2012 s’applique à toutes les personnes soumises au code de déontologie de l’expertise comptable. Il pose quatre exigences :

  • un écrit, qui définit la mission et les droits et obligations de chaque partie ;
  • une référence aux règles professionnelles définies par le Conseil national de l’Ordre : code de déontologie, normes professionnelles applicables à la mission, norme anti-blanchiment ;
  • le mandat éventuel confié par le client, avec son étendue et, si possible, sa durée. À défaut de durée, le mandat est réputé couvrir la durée pour laquelle la lettre est signée ;
  • les limites du mandat implicite. En application de l’article 22 de l’ordonnance du 19 septembre 1945, l’expert-comptable personne physique inscrit au tableau est présumé mandaté pour ses démarches auprès de l’administration fiscale (y compris l’adhésion aux téléprocédures et le choix d’un partenaire EDI) et des organismes de sécurité sociale. Tout autre mandat doit pouvoir être présenté à qui le demande : la lettre est l’endroit naturel pour l’écrire.

Le texte ne fixe ni formulaire ni mentions mot pour mot. Les normes de mission précisent en revanche le contenu attendu. Pour la présentation des comptes, la norme NP 2300 (agréée par arrêté du 1er septembre 2016) prévoit notamment de rappeler que la mission n’est ni un audit ni un examen limité, qu’elle n’a pas pour objectif de déceler les fraudes et que l’entité reste responsable de la fiabilité des informations fournies ; la lettre comprend aussi les conditions générales et la répartition des tâches.

Ce que doit contenir une lettre de mission d’expert-comptable

Rubrique Contenu attendu Point de vigilance
Parties Structure d’exercice (inscription à l’Ordre, conseil régional), client, signataire habilité Vérifier les pouvoirs du signataire côté client
Mission Nature, norme applicable, étendue, travaux exclus « Tenue et bilan » ne suffit pas : lister les déclarations prises en charge
Répartition des obligations Tableau de ce que fait le cabinet et de ce que fournit le client C’est la pièce qui tranche la plupart des litiges sur un oubli
Calendrier Délais de remise des pièces, dates de restitution Un client qui transmet en retard doit le voir écrit quelque part
Honoraires Montant hors taxes, rythme de facturation, travaux supplémentaires, révision Prévoir comment sont facturés les travaux hors forfait
Durée Exercice couvert, reconduction, préavis Préavis calé sur la date de clôture, pas sur la date de signature
Identification (LAB) Pièces d’identité du client et du bénéficiaire effectif Clause de condition suspensive tant qu’elles manquent
Conditions générales Responsabilité, assurance, résiliation, suspension, données personnelles, différends Jeu différent pour un particulier (voir plus bas)
Signatures Représentant de la structure, représentant du client Une lettre signée par le seul cabinet ne prouve pas l’accord du client

Le défaut le plus fréquent n’est pas une rubrique manquante : c’est une mission décrite trop largement. Ce que la lettre n’exclut pas, le client peut soutenir qu’il pensait l’avoir confié. Les missions sociales, juridiques ou de conseil ont intérêt à figurer dans des paragraphes distincts, chacun avec son périmètre et ses honoraires.

Le modèle de lettre de mission de l’Ordre

Le Conseil supérieur de l’Ordre met à la disposition de ses membres des exemples de lettres de mission, un par type de mission, régulièrement mis à jour sur son site. Chaque exemple suit la même architecture : une partie normative (nature, étendue et limites de la mission, référence à la norme), des conditions générales et financières, et un tableau de répartition des tâches. Les conditions générales existent en plusieurs versions selon la qualité du client : professionnel, non professionnel, consommateur.

Le modèle laisse au cabinet quelques valeurs à fixer :

  • la durée de prescription contractuelle de l’action en responsabilité, pour un client professionnel. Le Code civil permet de l’aménager entre un et dix ans (art. 2254) ; les exemples de l’Ordre suggèrent trois ans, à compter du jour où le client a connu ou aurait dû connaître les faits ;
  • le plafond de responsabilité, souvent exprimé en montant ou en multiple des honoraires ;
  • l’indemnité de résiliation en cours d’exercice, en pourcentage des honoraires annuels (une version des conditions générales diffusée en 2017 recommandait 25 %) ;
  • l’assureur de responsabilité civile professionnelle et la couverture géographique du contrat ;
  • le préavis de non-reconduction et les modalités de paiement.

Réutiliser un vieux fichier Word expose à des erreurs discrètes : un renvoi à l’article L441-6 du Code de commerce pour les pénalités de retard, devenu L441-10 depuis 2019 ; des conditions générales professionnelles envoyées à un particulier ; aucune mention de médiateur ; un tableau de répartition qui ne correspond plus aux déclarations réellement produites.

Client professionnel, non professionnel ou consommateur

Un particulier qui confie sa déclaration de revenus agit hors de toute activité professionnelle : c’est un consommateur, et le Code de la consommation change le contenu de la lettre.

Clause Client professionnel Client consommateur
Prescription réduite Possible, au moins un an (C. civ., art. 2254) Interdite (C. consom., art. L218-1)
Plafond de responsabilité Possible Clause présumée abusive de manière irréfragable (C. consom., art. R212-1, 6°)
Indemnité de résiliation Libre, sous le contrôle du juge Présumée abusive si son montant est manifestement disproportionné (C. consom., art. R212-2, 3°)
Médiateur de la consommation Non requis Obligatoire, coordonnées communiquées au client (C. consom., art. L612-1 et L616-1)
Droit de rétractation Non, sauf cas de l’article L221-3 14 jours si la lettre est conclue à distance ou hors établissement (C. consom., art. L221-18)
Reconduction tacite Libre Rappel écrit au client entre trois mois et un mois avant la date limite (C. consom., art. L215-1)
Pénalités de retard et indemnité de 40 € Oui (C. com., art. L441-10 et D441-5) Non

Trois cas demandent de l’attention :

  • le droit de rétractation. Si le client particulier signe chez lui ou entièrement à distance, il dispose de quatorze jours à compter de la conclusion. Faute d’information sur ce droit, le délai est prolongé de douze mois (art. L221-20). Pour commencer les travaux avant la fin du délai, le cabinet recueille la demande expresse du client ; en cas de rétractation, celui-ci ne paie que le service déjà fourni (art. L221-25) ;
  • la petite entreprise signée hors du cabinet. Les règles des contrats hors établissement s’étendent au professionnel qui emploie au plus cinq salariés, lorsque l’objet du contrat n’entre pas dans le champ de son activité principale (art. L221-3) ;
  • le loueur en meublé non professionnel et la personne morale non professionnelle. La qualification du LMNP est discutée : appliquer les conditions consommateur est l’option prudente. Une personne morale qui n’agit pas à des fins professionnelles bénéficie, elle, de la protection contre les clauses abusives (art. L212-2) et des règles de reconduction (art. L215-3).

Durée, reconduction et résiliation de la lettre de mission

La lettre couvre en général un exercice et se reconduit tacitement, sauf dénonciation par lettre recommandée dans un préavis donné, souvent trois mois avant la clôture. Dans un litige d’honoraires, la Cour de cassation a approuvé les juges qui, au vu de factures reçues sans contestation, ont retenu que la relation s’était poursuivie d’année en année par la tacite reconduction prévue dans la lettre (Cass. com., 27 mai 2021, n° 19-16.363).

Côté cabinet, le code de déontologie encadre la sortie :

  • la mission doit être exercée jusqu’à son terme normal. Le cabinet peut l’interrompre pour des motifs justes et raisonnables, perte de confiance ou méconnaissance d’une clause substantielle, en s’efforçant de ne pas nuire au client (art. 156) ;
  • il doit dénoncer le contrat dès qu’un événement le place en conflit d’intérêts ou menace son indépendance (art. 157) ;
  • il met fin à la relation s’il ne parvient plus à identifier son client ou le bénéficiaire effectif (CMF, art. L561-8) ;
  • il informe le président du conseil régional avant de retenir des travaux faute de paiement (art. 168).

Côté client, une résiliation en cours d’exercice déclenche le paiement des travaux réalisés et, si la lettre le prévoit, une indemnité conventionnelle. Si elle s’analyse en clause pénale, le juge peut la réduire lorsqu’elle est manifestement excessive (C. civ., art. 1231-5). Le confrère qui reprend le dossier doit informer son prédécesseur avant d’accepter la mission (art. 163).

En cas de différend sur la mission ou les honoraires, le professionnel s’efforce de faire accepter la conciliation ou l’arbitrage du président du conseil régional avant toute action en justice (art. 159 et 160). Il s’agit d’une démarche à tenter, pas d’une condition pour agir : la même décision du 27 mai 2021 l’a confirmé pour un recouvrement d’honoraires.

Avenant à la lettre de mission : quand et pourquoi

Un contrat ne se modifie que du consentement mutuel des parties (C. civ., art. 1193). Dès que la mission réelle s’écarte de la lettre signée, il faut soit un avenant limité aux points modifiés, soit une nouvelle lettre qui remplace la précédente. Les situations qui l’imposent :

  • une mission ajoutée ou retirée : paie reprise par le cabinet, secrétariat juridique annuel, accompagnement ponctuel ;
  • un changement d’honoraires qui dépasse la clause de révision prévue ;
  • un changement de régime qui modifie la charge de travail : passage à la TVA mensuelle, option pour l’impôt sur les sociétés, nouvelle obligation déclarative ;
  • un changement d’entité : transformation, fusion, apport partiel d’actif. Une lettre au nom de l’entité qui existe réellement évite de discuter ensuite de la transmission du contrat.

L’avenant a aussi une fonction de preuve. Lors d’une contestation d’honoraires, une hausse facturée sans document signé repose sur la seule acceptation tacite du client, plus fragile qu’un écrit. La révision annuelle des honoraires est le bon moment pour émettre les avenants, avant la date limite de dénonciation des lettres. Le sujet rejoint celui de la rentabilité par dossier : un dossier dont la charge a doublé sous une lettre inchangée est rarement rentable.

Absence de lettre de mission : contrôle qualité et litiges

Travailler sans lettre signée expose le cabinet sur trois terrains :

  • le contrôle qualité. L’Ordre de Paris décrit l’examen des dossiers : le contrôleur vérifie l’existence d’une lettre de mission et d’un dossier de travail en adéquation avec elle. Les conclusions vont de l’absence d’observation aux observations avec recontrôle à un an, assorties d’un plan d’actions correctives à remettre au conseil régional ;
  • la discipline. L’absence de contrat écrit méconnaît l’article 151 du code de déontologie et relève, comme tout manquement, des chambres régionales de discipline ;
  • le litige. Le contrat existe sans écrit, mais son périmètre devient discutable. Dans une affaire jugée le 27 mai 2021 (Cass. com., n° 19-16.723), la cour d’appel, faute de lettre, s’était référée aux usages de la profession et à la mission de base de l’expert-comptable pour écarter toute mission sociale. La Cour de cassation a censuré l’arrêt : il fallait rechercher si l’expert-comptable, qui avait constaté que son client ne versait aucune cotisation au régime social des indépendants, n’était pas tenu de l’alerter.

Sans lettre, c’est le juge qui dessine la mission, et le devoir de conseil (art. 155) peut s’étendre au-delà de ce que le cabinet pensait faire. Plusieurs conseils régionaux demandent en outre la lettre de mission signée pour instruire une demande de conciliation.

Lettre de mission, acceptation de la mission et LAB

La lettre marque l’acceptation de la mission, mais les obligations de vigilance commencent avant elle. Selon la norme anti-blanchiment de l’Ordre (NPLAB), la relation d’affaires est nouée avant la signature : le responsable de la mission identifie le client et son bénéficiaire effectif et recueille l’objet et la nature de la relation avant de signer. Quand le risque paraît faible, la vérification des pièces peut intervenir au plus tard avant le début des travaux.

D’où la clause des exemples de l’Ordre : tant que les documents d’identification ne sont pas parvenus, leur obtention est une condition suspensive de la mission. Si l’identification est impossible, le cabinet n’entre pas en relation (CMF, art. L561-8). Les obligations détaillées sont dans notre guide LCB-FT de l’expert-comptable, et les pièces à réunir dans la checklist déontologie et LAB. Pour une société, l’identification passe par celle du bénéficiaire effectif.

Signature électronique et conservation

L’écrit électronique a la même force probante que l’écrit papier, à condition que son auteur soit identifiable et son intégrité garantie (C. civ., art. 1366). La signature électronique doit reposer sur un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte (art. 1367). Pour un contrat qui engage les deux parties, chacune doit pouvoir disposer d’un exemplaire ou y accéder (art. 1375).

Avec un particulier, la signature à distance déclenche les règles vues plus haut : information sur la rétractation, formulaire type, demande expresse avant de commencer.

Pour la conservation, deux délais guident la pratique. Le Code monétaire et financier impose de garder pendant cinq ans après la fin de la relation les documents relatifs aux relations d’affaires et aux mesures de vigilance (art. L561-12). L’action en responsabilité contre le cabinet se prescrit par cinq ans à compter du jour où le client a connu ou aurait dû connaître les faits (C. civ., art. 2224), sauf aménagement contractuel avec un professionnel. La lettre et ses avenants se conservent donc au-delà de la fin de la mission.

Tenir les lettres de mission à jour sur tout un portefeuille

Rédiger une bonne lettre est le plus facile. Le vrai travail est de savoir, à tout moment, quels dossiers ont une lettre qui ne correspond plus à la réalité. Quatre colonnes suffisent pour un inventaire : date de la dernière lettre signée, jeu de conditions générales (professionnel ou consommateur), honoraires récurrents de la lettre, honoraires récurrents réellement facturés.

Ce qui fait dériver une lettre se repère toujours aux mêmes moments :

  1. La révision annuelle des honoraires, à faire avant la date limite de dénonciation des lettres.
  2. La configuration du nouvel exercice, quand une déclaration apparaît ou disparaît.
  3. Un événement juridique : cession de parts, changement de dirigeant, transformation, qui touche aussi la vigilance LAB.
  4. L’arrivée d’une nouvelle mission, souvent acceptée oralement en cours d’année.

Désignez une personne qui émet les lettres et suit leur retour signé, et une date butoir dans l’année pour les avenants. Pour les particuliers en reconduction tacite, ajoutez le courrier de l’article L215-1 au calendrier, dans la fenêtre d’un à trois mois avant la date limite.

Kabineo prépare la lettre de mission de chaque dossier en PDF à partir d’un socle aligné sur le modèle de l’Ordre, avec des conditions générales professionnelles pour les sociétés et consommateur pour les particuliers et les LMNP, et les honoraires du dossier. Le cabinet l’envoie par son canal habituel puis la marque signée, ce qui clôt les tâches lettre de mission et convention d’honoraires ; quand les honoraires récurrents s’écartent de la dernière lettre signée, un avenant est suggéré. Le détail est sur la page lettre de mission.

Cet article est une information générale à jour au 5 octobre 2026, établie à partir des textes publiés sur Légifrance et des publications de l’Ordre. Il ne remplace pas l’analyse d’un dossier ni la relecture d’une lettre de mission par un professionnel.

Questions fréquentes

Oui. L'article 151 du code de déontologie des professionnels de l'expertise comptable (décret n° 2012-432 du 30 mars 2012) impose un contrat écrit qui définit la mission et précise les droits et obligations de chaque partie. Ce contrat prend en pratique la forme d'une lettre de mission signée avant le début des travaux. Son absence est un manquement déontologique, que le contrôle qualité de l'Ordre vérifie.

Aucun texte n'impose de durée. La pratique, reprise dans les exemples de l'Ordre, est une lettre conclue pour un exercice et reconduite tacitement pour l'exercice suivant, sauf dénonciation dans le préavis prévu, souvent trois mois avant la clôture. Avec un client particulier, la reconduction tacite oblige le cabinet à lui rappeler par écrit, entre trois mois et un mois avant la date limite, qu'il peut ne pas reconduire (Code de la consommation, art. L215-1).

Le client suit la procédure prévue par la lettre, en général une dénonciation par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai fixé avant la clôture de l'exercice. Une résiliation en cours d'exercice peut entraîner le paiement des travaux déjà réalisés et d'une indemnité conventionnelle, que le juge peut réduire si elle est manifestement excessive. Le nouvel expert-comptable doit informer son prédécesseur avant d'accepter la mission (code de déontologie, art. 163).

Oui, dès que la hausse sort de ce que la lettre prévoit déjà, par exemple une clause de révision annuelle. Un contrat ne se modifie que du consentement des deux parties (Code civil, art. 1193) : un avenant signé, ou une nouvelle lettre qui remplace la précédente, est la seule preuve solide de l'accord du client sur le nouveau montant et sur les missions ajoutées.

Oui. L'écrit électronique a la même force probante que l'écrit papier si son auteur est identifiable et son intégrité garantie (Code civil, art. 1366 et 1367). Avec un client particulier, une lettre signée à distance peut ouvrir un droit de rétractation de quatorze jours : la lettre doit alors l'en informer, fournir le formulaire type et recueillir sa demande expresse si les travaux commencent avant la fin du délai.

Sources

  1. Légifrance : Article 151 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 (code de déontologie)
  2. Légifrance : Articles 155 à 160 du code de déontologie, devoirs envers les clients
  3. Légifrance : Code de la consommation, article L221-18 (droit de rétractation)
  4. Légifrance : Code de la consommation, article L215-1 (reconduction tacite)
  5. Légifrance : Code de la consommation, article L612-1 (médiation de la consommation)
  6. Légifrance : Cour de cassation, chambre commerciale, 27 mai 2021, n° 19-16.723
  7. Légifrance : Cour de cassation, chambre commerciale, 27 mai 2021, n° 19-16.363
  8. Ordre des experts-comptables Pays de la Loire : Exigez une lettre de mission
  9. Le Francilien (Ordre des experts-comptables Paris Île-de-France) : Le contrôle qualité